MJ DeMarco

L’AUTOROUTE DU MILLIONAIRE

« En travaillant régulièrement 8 heures par jour, vous arriverez peut être à devenir le patron et à travailler 12 heures par jour. »

Robert Frost

 

Mj DeMarco est un multimillionnaire autodidacte, entrepreneur, investisseur et auteur. Il est aujourd’hui semi retraité et vit dans l’Arizona où il se consacre à ses passions : les voitures de sport, les voyages, l’écriture, le sport… La rumeur dit qu’il ne possède ni cravate ni costume ! Son livre, « L’autoroute du Millionnaire » a été traduit dans plus d’une dizaine de langues.

Voilà qui est fait !

Comme vous l’aurez compris, dans cet article il sera (encore) question d’une personne plutôt riche, qui s’est bâtit un empire et non pas avec un bon petit diplôme, mais encore une fois, bien au contraire.

Dans l’article précédent, nous avons vu qu’un bref aperçu de notre sujet sur la richesse. Chose que l’on va remédier ici même !

Selon Mj DeMarco, trois voies existent :

  • Le Piéton : Le piéton reflète la classe sociale inférieure et la classe moyenne.Il travaille pour des salaires modestes et possède tous les gadgets à montrer, mais il a peu d’économies et aucun plan de retraite.
  • La voie lente : L’emprunteur de la voie lente apporte son panier-repas pour le midi et arrête de boire des cafés à 10$. Il confie fidèlement 10% de son salaire au marché boursier et son plan d’épargne retraite. Trouve les intérêts composés formidables car il sera riche lorsqu’il aura 87 ans.
  • La voie express : L’emprunteur de cette voie sait faire de l’argent intelligemment et n’écoute pas les fausses croyances.

Dans son formidable livre (que je suis en train de lire au moment où j’écris) , L’Autoroute du Millionaire, DeMarco nous montre l’absurdité de ce qu’il appelle la voie lente. La voie lente est la voie que suit la personne lambda.

Aberration n°1 : vendre son temps contre de l’argent

L’idée de vendre notre temps contre de l’argent. Il n’y a pas pire aberration que cette normalité. Il est plutôt stupide d’avoir pieds et poings liés à un travail et d’être engagé dans un échange idéalisé de notre temps (notre vie) contre des bouts de papier qui nous donnent de la liberté. Vendre sa liberté pour obtenir de la liberté. Plutôt stupide non ?

En développant son idée, DeMarco exprimer le fait que la plus grosse erreur est de vendre son temps contre de l’argent. Il qualifie même cela de « troc criminel ».

Dans son livre il y a un tableau où il met le nombre d’années pour économiser 1 million de $ selon les professions. Il s’vère que vous êtes pharmacien avec un salaire annuel de 95 000$, vous mettriez 105 pour économiser 1 million de $. Le barman, 625 ans.

Ce que veut montrer l’auteur par ces exemples est qu’il ne faut pas compter sur votre temps pour devenir riche. Les placements boursiers à 8% par an (ou les fameux interêts composés)  qui font de vous un millionnaire à 70 ans, on oubli. Puis quel est l’interêt de trimer toute sa vie pour en profiter en fauteuil roulant 3 ans avant de mourir ?

Aberration n°2 : les limites de l’expérience

DeMarco, nous raconte également qu’il a plus appris comme entrepreneur en deux mois qu’en dix ans de boulots sans perspectives d’avenir. Le problème lorsqu’on a des compétences spécialisés est que ça restreint notre valeur à un nombre limités de besoins du marché. On devient l’une des nombreuses roues d’un engrenage. Et si cette roue devient obsolète ou superflue ? Et bien dommage pour nous.

Pour DeMarco, l’expérience vient de ce que l’on fait dans la vie, pas de ce que l’on fait dans un travail. Je suis complètement d’accord avec ça. Il dit même que l’on a pas besoin d’un travail pour acquérir de l’expérience.

Enfin, la question que nous pose l’auteur est la suivante : « quelle est l’expérience la plus importante ? Celle d’un boulot sans intérêts dont le but est de payer nos factures ? Ou celle (avec ses échecs) liée à la création de quelque chose qui pourrait vous apporter la liberté financière tout au long de votre vie sans que vous n’ayez jamais plus besoin d’un boulot ? » Excellent question MJ.

Aberration n°3 : pas de contrôle

Aller, une dernière aberration après j’arrête !

En reprenant les mots de DeMarco : « avoir un emploi c’est comme être assis à l’arrière d’un pick-up. on est exposé aux éléments pendant que le conducteur est confortablement installé à l’avant. »

Ce que veut dire l’auteur, est que si l’on a pas de contrôle sur nos revenus, on a pas de contrôle sur notre plan financier, on a pas de contrôle sur notre liberté.

Il est vrai que lorsque j’ai empoché plus de 3000€ en 48h avec mon business cet été, je me sentais libre et j’avais complètement le contrôle sur mon affaire et mes finances. Comment aurais-je pu faire cela si j’avais suivi bien gentiment la voie lente ?

Pour en finir sur cette aberration, j’aimerais une fois de plus cité DeMarco : « Des millions de gens jouent docilement le jeu de leur entreprise, convaincu qu’un emploi est essentiel pour « subvenir à leurs besoins », mais est-ce là tout ce que vous cherchez ? Vous voulez la richesse ou la médiocrité ? Si votre voyage vers la richesse se retrouve entravé par une lettre de licenciement, c’est que vous jouez au jeu du hasard. Ce n’est pas sérieux. Vous vous comportez comme un imbécile. Il n’y a absolument aucune sécurité dans un emploi.

Pour conclure la partie du MJ Demarco, il faut comprendre que ce qu’il trouve ridicule est d’entendre constamment (et comme une vérité) que c’est le fait de faire des placements qui vous rendrons riche seulement à la retraite. Mais qui veut être riche pour quelques années seulement et sacrifier ses plus beaux jours ?

De plus, il suffit d’aller un peu sur internet pour trouver des rentiers de 19 ans dans l’immobilier ou de jeunes millionaires grâce aux business en ligne. Le monde change, le monde évolue. Soit vous en faites parti, soit vous le regarder bien sagement.

« La norme, ce n’est pas ce à quoi il faut aspirer, mais ce qu’il faut fuir. »

 

Jodie Foster

 

SourceMJ DeMarco, L’Autoroute du Millionnaire, Éditions Contre-Dires

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